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La presse congolaise de nouveau en deuil : Clément Vidibio Mabiala, un baobab de la presse s’est éteint !
mardi 19 janvier 2010

Alors que les larmes pour pleurer Junior Puati Makuena ne s’étaient pas encore séchées, voilà que la presse congolaise vient encore de perdre l’un de ses éléments en la personne de Clément Vidibio Mabiala. Il s’est brutalement éteint le samedi 16 janvier 2010 vers 16 heures à son domicile alors qu’il revenait de son champ au Plateau des Bateké. Absente au moment du drame, son épouse n’est venue constater que le pire. La dépouille mortelle a été transportée à la morgue des Cliniques universitaires en attendant le programme des funérailles.

Clément Vidibio fut un baobab de la presse congolaise. Il est en lui-même, une école de journalisme, celle du magazine, de la rigueur de la langue. Diplômé de l’Ecole des Moniteurs à Notre-Dame du Congo (actuel Collège Bosembo) en 1956-1957, il alla à Aarlon en Belgique où il fit les études de Régence en français. Revenu au pays en 1960, il embrassa le journalisme. Il écrivait alors au journal " Le Courrier d’Afrique " de feu Grabirel Makosso, l’éditeur. Polyvalent, il écrivait des articles tant politiques que sportifs. Son pseudonyme en sport fut " Marcus ". Puis, il fut éditeur du magazine " Zaïre-Hebdo " en 1970 mais se brouilla avec le pouvoir mobutiste pour avoir écrit un éditorial intitulé " Une monnaie de singe " dans lequel il fustigea le Zaïre monnaie qui venait d’être créé. Arrêté et jeté en prison pendant quelques mois. Entre-temps, " Zaïre Hebdo " fut confisqué et confié à Kolonga Molei. Il entreprit alors autant de démarches pour récupérer le bâtiment sur l’avenue Rwakadingi, non loin du marché central, qui abritait le journal mais en vain. C’est vers 1990 qu’il remonta le même journal " Zaïre Hebdo " avec des moyens limités. Vidibio Mabiala était employé à Digital.net où il était avec un autre confrère décédé il y a quelques temps Samuel Alphonse Luvumbu alias Sam Luval. C’est un grand du journalisme congolais qui s’en va sur la pointe de point. Le pays lui doit un hommage mérité.

D.L.

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